Ping 1–2 ms, jitter nul : l’accès Internet n’est pas le goulot d’étranglement.
Diagnostic et état des lieux
Le problème n’est pas Internet.
Le problème est l’architecture Wi‑Fi.
Cette présentation synthétise ce que les mesures ont montré, pourquoi le Wi‑Fi actuel décroche, et quelle trajectoire d’amélioration paraît la plus crédible — sur la base des mesures effectuées.
Verdict
En bref
Le réseau filaire est sain. La fibre est excellente. Le Wi‑Fi direct est insuffisant. Le répéteur pur n’améliore pas l’expérience. Un point d’accès raccordé en Ethernet change la donne.
La liaison filaire du bureau, le switch Mercusys et le NAS Synology ne présentent pas d’anomalie évidente.
La chambre parentale est la zone la plus critique ; le bureau et le salon restent fragiles.
Le même matériel devient performant dès lors que son retour réseau est assuré par Ethernet.
Point de départ
Une maison déjà bien câblée… mais un Wi‑Fi mal placé
Ce qui fonctionne déjà
La Freebox mini 4K, le coffret Legrand, les prises RJ45 actives et le switch du bureau constituent un socle réseau structuré.
Équipements câblés explicitement
TV Samsung du salon, NAS Synology DS224+, imprimante Epson ET‑5805 : ces équipements ne dépendent pas du Wi‑Fi pour leur raccordement principal.
Le point faible de l’architecture
Le Wi‑Fi principal part du garage/GTL, traverse des murs porteurs, puis est prolongé par un TP‑Link RE450 en mode répéteur pur.
Conséquence
Le signal peut sembler présent sur le terminal, alors que la qualité réelle du chemin jusqu’à la Freebox reste médiocre.
Constat n°1
Ce que l’audit exclut clairement
Avant de corriger, il fallait écarter les faux coupables.
Fibre validée
887Mbit/s
- 725 à 765 Mbit/s en envoi
- 1 à 2 ms de ping
- Jitter 0 ms
Ethernet bureau sain
0% perte
- Vers la Freebox
- Vers Internet
- Vers le NAS Synology
Le souci n’est pas…
- ni l’arrivée fibre
- ni le switch Mercusys
- ni le NAS Synology
- ni la liaison Ethernet du bureau
Le maillon faible est la couche Wi‑Fi
Les lenteurs constatées depuis un portable en WiFi lors des réunions TEAMS proviennent surtout de la qualité du chemin radio emprunté par le poste client.
Constat n°2
Le Wi‑Fi direct se dégrade pièce par pièce
Zone critique
La chambre parentale cumule faible signal, pertes de paquets et latence élevée.
Zones insuffisantes
Le bureau et le salon restent pénalisants pour des usages sensibles comme Teams ou DSM.
Lecture simple
Plus on s’éloigne du garage, plus le Wi‑Fi direct de la Freebox devient fragile, malgré l'utilisation du TP-Link RE450.
Constat n°3
Le répéteur améliore le signal… mais pas l’expérience
Le TP‑Link RE450 affiche un excellent signal local en 5 GHz côté terminal. Mais le lien de retour Wi‑Fi vers la Freebox reste instable et dégrade la latence réelle.
La qualité perçue depuis le terminal ne représente pas la performance complète.
Le répéteur pur ajoute une seconde liaison radio fragile entre le RE450 et la Freebox. C’est le mauvais levier pour corriger un Wi‑Fi déjà faible en amont.
Constat n°4
Le câblage Ethernet transforme le même matériel
Lorsqu'il est paramétré en mode point d'accès et raccordé au switch du bureau, le TP‑Link RE450 cesse d’être un problème et devient une solution crédible.
Avant
Paramétré en mode répéteur WiFi- Bureau141 ms
- Ch. parentale176 ms
- Pertejusqu’à 4,1 %
Après
Paramétré en mode point d’accès filaire- Bureau4,6 ms
- Ch. parentale5,8 ms
- Salon5,1 ms
- Ch. Angelina7,1 ms
- Perte0 % partout testé
Affinage
Le bureau est le meilleur emplacement testé
Deux positions ont été comparées pour le TP‑Link RE450 en point d’accès filaire : le bureau et la chambre Angelina.
Pourquoi le bureau gagne
Il offre le meilleur équilibre global entre bureau, chambre parentale, chambre Angelina et salon.
Décision pratique
À court terme, laisser le TP‑Link RE450 en point d’accès filaire dans le bureau est le correctif le plus rationnel. Celui-ci requiert d'être raccordé au réseau électrique (prise) et au LAN (RJ45).
Décision
Quatre scénarios, une trajectoire cohérente
La prudence ne recommande pas une refonte complète de l'installation. Les améliorations peuvent être progressives, économiques, et fondées sur les mesures.
Correctif immédiat
Conserver le TP‑Link RE450 en mode point d’accès filaire dans le bureau.
Impact élevé · coût nul · action immédiateOptimiser le brassage
Alimenter l’entrée TV@ de la centrale Legrand 413044 avec un port libre de la Freebox pour rendre les ports 5 à 8 exploitables en LAN.
Prépare directement le scénario 3Déployer 1 à 2 vrais PA Wi‑Fi 6
Architecture cible : Wi‑Fi confié à des points d’accès Ethernet, Freebox conservée comme routeur.
Exemples : TP‑Link Omada EAP610/EAP653, UniFi U6+, WAX214Option structurante
Étudier une évolution ou un déplacement de la Freebox, sans en faire la solution unique.
Le boîtier observé correspond à une génération ancienne, active en 2,4 GHz / 802.11n
Vision cible
Le bon modèle : une maison câblée qui diffuse intelligemment son Wi‑Fi
Rôle de la Freebox
Conserver le rôle de box / routeur / accès Internet.
Rôle du Wi‑Fi
Le confier à un ou plusieurs points d’accès placés dans les pièces utiles et raccordés en RJ45.
Bénéfice attendu
Une couverture plus homogène, une latence faible et une meilleure capacité pour les usages simultanés.
Conclusion
Ici, la bonne décision n’est pas d’amplifier davantage.
C’est de diffuser le Wi‑Fi au bon endroit, sur un réseau sain.
L’audit apporte une réponse claire : la maison dispose déjà d’un socle filaire sain. L’amélioration la plus efficace consiste à rapprocher le Wi‑Fi des usages via des points d’accès Ethernet, et non à amplifier le Wi‑Fi actuel depuis le garage.
- en s’appuyant sur le réseau filaire déjà en place
- en évitant d’accuser à tort le NAS, la fibre ou le switch
- avec une progression réaliste, mesurée et cohérente